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Festival Taul'Art : Corps Imaginaires, par Brigitte Brami

Brigitte Brami présentera et dédicacera son livre Corps imaginaires (Éditions Unicité, 2019). Elle échangera avec le public et les membres de l'association du Genepi. Le Genepi milite pour le décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs et des témoignages entre les personnes enfermées, les bénévoles et la société civile.

Brigitte Brami publie son premier recueil de poèmes à l’âge de vingt ans : La lune verte, aux éditions Saint Germain des Prés. Spécialiste de Jean Genet, elle a écrit Miracle de Jean Genet (L’Harmattan, 2015). L'auteure s’est fait remarquer par le succès d’un court livre relatant sa première incarcération à Fleury-Mérogis : La Prison ruinée (Indigène, 2011).
Son dernier ouvrage, Corps imaginaires (Unicité, 2019), dresse le portrait de deux détenues que l’auteure a connu lors de son incarcération à Fleury-Merogis en 2013/2024.

Brigitte Brami écope en 2008 d’une peine de 15 mois ferme, dont elle s’est nourrie pour écrire, trois ans plus tard, La prison ruinée. Si l’auteure de Journal du voleur (1949) écrivait « j’aime ma cellule comme un vice », Brigitte Brami y décèle pour sa part « un idéal socialiste. J’ai rencontré des personnes privées de toute matérialité, un égout social. On s’accrochait donc à l’essentiel humain, la solidarité, l’amour et la poésie », décrit-elle avant de citer Jean Genet : « j’ai quitté le monde grammatical pour aller dans le monde réel ».
(article de La Marseillaise « A Marseille, une jeune écrivaine dans les pas de Jean Genet)

« L’écriture de Brigitte Brami est singulière parce que limpide et exigeante, née d’une pensée complexe, travaillée et riche en fulgurances. Elle fait écho à celle des poètes incarcérées dans la longue tradition qui va de François Villon à Jean Genet, en passant par Verlaine et Albertine Sarrazin. L’histoire de Thérèse et de Sana sont vraies, l’auteure en a fait plus que l’expérience, elle en a fait l’anamnèse, c’est-à-dire la levée de l’oubli ».

Le Genepi est une association étudiante née en 1976 qui oeuvre en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes détenues, les bénévoles et la société. Cet engagement va de pair avec une conscience militante des enjeux politiques liés aux différents lieux d'enfermement. Chaque année, des centaines de bénévoles du Genepi écartent les barreaux de la prison pour recréer des liens entre la société et les personnes incarcérées. Nous organisons à Toulouse, pour sa quinzième édition consécutive, le festival du Taul'Art la première semaine d'avril 2019. Ponctuée par des conférences, tables rondes, rencontres et concert, cette semaine sera riche en échanges sur la thématique prison-justice.

Le festival du Taul'Art vise à lutter contre la désinformation carcérale et à provoquer des réactions, créer le débat avec un public le plus large possible. Les thèmes sélectionnés sont d'actualité et ne seront jamais épuisés tant ils sont problématiques dans notre société. Par le biais d'une 'semaine de la prison', nous cherchons à dénoncer tout type de discrimination, et à mettre en lumière des explications rationnelles répondant à ces problèmes. Notre but est de favoriser le développement d'une vision plus juste des réalités pénitentiaires. Parmi les nombreux moyens de sensibilisation dont nous disposons, c'est l'art et son expression qui rythmeront la semaine du festival.